Comme je contemplais, page après page, le livre de Yann Arthus-Bertrand La terre vue du ciel dont chaque cliché me caressait l’œil dans le sens du cil, je fus peu à peu saisi d’une étrange et pénétrante sensation : cette terre, graphique et multicolore, belle jusque dans sa laideur, m’était si lointaine, si hautaine, je ne la reconnaissais pas. J'étais pourtant né dessus et n’avais cessé d’y vivre depuis. Comment expliquer alors cette gène persistante, ce déstabilisant sentiment d'inconnu ?
L’évidence s’est abattue sur moi comme un Zéro sur Pearl Harbor : je ne mesure qu’un mètre soixante quinze !
Je vous propose d’opérer ici, par le biais d’un changement radical d’échelle, un recentrage légitime et nécessaire.